André Missenard joua un rôle déterminant dans la transformation du Costic, passant d’un organisme embryonnaire à un centre de recherche et de formation reconnu.
Les débuts en 1950
Dans ses mémoires, il décrit le contexte de l’époque : « En 1950, la recherche scientifique n’existait pratiquement pas dans l’industrie du chauffage et du conditionnement de l’air, en France. Personnellement, je disposais bien d’un modeste laboratoire, entretenu aux frais de ma société, mais ses moyens étaient très limités. … Profitant de l’existence d’un petit organisme embryonnaire, le ‘Comité Technique de l’Industrie du chauffage’, créé par le regretté André Ness, je le développai en instituant le ‘Comité Scientifique et Technique de l’Industrie du Chauffage et de la Ventilation’ (Co.S.T.I.C.). »
L’expansion du Costic après 1950
André Missenard assura la présidence du Costic de 1950 à 1959, puis en devint le président d’honneur jusqu’à son décès en 1989. Sous son impulsion, l’organisme connut une croissance significative, comme le relate un extrait du journal du Costic : « Entre 1950 et 1964, le Costic voit ses effectifs croître de 1 à 35 employés. Une assise pour avancer : la modification des statuts du 25 janvier 1955, qui permet aux organisations syndicales de devenir membres de l’association, scelle l’alliance entre le Costic et la FFB d’alors. Cette dernière subventionne les travaux du Comité. Ainsi, il reste une association et n’endosse pas le statut juridique de centre technique. »
Une contribution reconnue
Les témoignages de J.B Hoffmann et de Jean-Louis Chaigne en1989, année de la disparition d’André Missenard, illustrent l’héritage laissé par ce dernier.
J.B Hoffmann souligne : « Il convient de ne pas oublier le crédit qui lui revient d’avoir, au début des années cinquante, donné une nouvelle dimension au Co.S.T.I.C, association déjà ancienne alors puisqu’elle remonte en 1906, mais qu’il a transformée avec l’aide de Roger Cadiergues qu’il plaça à sa tête, en un centre technique mondialement respecté. Notre ambition et notre meilleur hommage à André Missenard seront de le maintenir au tout premier niveau et de poursuivre l’action au service de toute la profession de la climatique. »
Jean-Louis Chaigne ajoute : « Le Co.S.T.I.C (d’aujourd’hui) est celui qu’André Missenard projeta en 1950. Il eut la volonté de transformer une association à but technique en un Centre de recherches de haut niveau, au service de cette science et de sa profession. Il mit en place son organisation et sa direction avec une intelligence prospective. Il inspira et suivit attentivement les travaux du Co.S.T.I.C depuis cette époque. L’information prodiguée aux générations de jeunes ingénieurs compta toujours parmi ses préoccupations premières. Le chercheur, l’industriel, le pédagogue que fut André Missenard reste un modèle pour ceux qui travaillent aux progrès de la profession du Génie Climatique et de la diffusion de la Climatique. »




